Warning: main(/kunden/homepages/4/d215275655/htdocs/includes/js/calendar/calendar_js.php) [function.main]: failed to open stream: No such file or directory in /homepages/4/d215275655/htdocs/includes/frontend.php on line 8

Warning: main() [function.include]: Failed opening '/kunden/homepages/4/d215275655/htdocs/includes/js/calendar/calendar_js.php' for inclusion (include_path='.:/usr/lib/php4.4') in /homepages/4/d215275655/htdocs/includes/frontend.php on line 8
Institut Charles Baudouin - La Formation à l'Institut Baudouin

Identification






Mot de passe oublié ?

Newsletter






Syndication


Accueil
La Formation à l'Institut Baudouin
27-02-2009

LA FORMATION A L' INSTITUT BAUDOUIN

 

Une réflexion de Françoise Palmaro, Richard Bévand et Claude Piron (1993)

 

Qu'est-ce que "L'esprit Baudouin" dans la formation des analystes de l'Institut? Richard Bévand, Françoise Palmaro et Claude Piron (décédé depuis), analystes didacticiens de l'Institut Charles Baudouin, ouvrent dans cette reflexion commune, quelques pistes prenant en compte la spécificité et l'originalité de la pensée  de Charles Baudouin...

 

Notre finalité étant de former des analystes ayant « l’Esprit Baudouin » – qui soient donc aussi psychagogues –  nous estimons que la formation doit avoir pour but de compléter en ce sens les études universitaires et la première analyse. Ce travail comprend quatre champs d'activité:

1. Une partie « pratique de l'analyse en tant que profession libérale »: il s'agirait d'inculquer aux candidats en formation un véritable professionnalisme, avec toute une partie pratique qu'on a trop souvent tendance à négliger. Il faut que les candidats sachent, et ce que leur choix professionnel implique sur le plan de l'engagement personnel des responsabilités et de l'aménagement de la vie privée, et aient un aperçu sur les problèmes d'organisation, les incidences administratives, la difficulté qu'il y a à se faire une clientèle… Cette partie de la formation, qui relève du sens du réel, peut être rattachée à la fonction jungienne « sensation ».

2. Une partie intellectuelle ou théorique: on a parfois tendance à mal connaître les théories qui n'ont pas notre faveur,  ce qui n'est pas acceptable dans notre Institut. Ceux qui s'engagent dans une voie freudienne doivent découvrir Jung, ceux qui s'engagent dans une voie jungienne doivent connaître Freud. Adler, Fromm, Horney, Frankl, Lacan, et bien d’autres encore, mériteraient d'être abordés au cours de la formation. Nos candidats doivent apprendre à passer d'un registre à l'autre, c’est-à-dire à penser tantôt en langage freudien, tantôt en langage jungien, ou encore en langage lacanien ou adlérien… non par éclectisme, ou synchrétisme, comme on l'a souvent reproché à  Charles Baudouin faute de le comprendre, mais parce qu'on y est poussé, si on ne privilégie pas un point de vue, par ce qui se passe en séance. Il se peut que, dans une séance donnée, l'un des registres domine, mais, dans d'autres, il faut percevoir, et différencier, les niveaux freudien, jungien, adlérien… du même matériau inconscient. Cette manière de concevoir les diverses théories comme complémentaires n'est d'ailleurs qu'un aspect d'un principe plus vaste : tenir compte de la surdétermination. Le fait de repérer les racines infantiles d'une vocation religieuse, par exemple, n'autorise pas à négliger la présence possible de motivations authentiquement spirituelles. La connaissance des diverses théories et l'entraînement à « penser au reste » peuvent être rattachés à la fonction « pensée ».

3.  Une partie « travail sur soi »: on n'insistera jamais trop sur l'importance qu'il y a à approfondir la connaissance de soi et en particulier celle de l'être affectif que nous sommes. Il ne s'agit pas ici de connaissance intellectuelle, mais d'une expérience qui est de l'ordre de la rencontre, de la découverte, de l'appréciation. Elle a quelque chose à voir avec acceptation et affection. Autrement  dit, il s'agit à la fois d'une option (accepter la réalité de ce que l'on est, même dans sa partie "Ombre" qu'il importe de rencontrer) et de l'établissement d'un courant affectif au sein de la personnalité. Cette évolution se traduit, en pratique, par le retrait des projections et l'affinement du sentiment. De ce fait même, la perception de l'affectivité d'autrui est meilleure. Ce travail est celui sur lequel, à juste titre, on a toujours mis l'accent en exigeant de longues analyses. C’est ce travail qui se poursuit pendant le contrôle, c'est lui aussi, pour l'essentiel, qui fait l'objet des journées  de travail organisées pour les candidats en formation dans notre Institut. Il se rattache en grande partie à la fonction « sentiment ».

4. La spécificité Baudouin est dans une large mesure un esprit: une attitude humaine caractérisée par le respect, la tolérance, l'ouverture, l'harmonisation des éléments conflictuels, l'espérance, la recherche de relations humaines de qualité, accordant toute sa place à la dimension philosophique (notamment éthique) et spirituelle. Un des éléments de cet esprit est une approche qu'on peut qualifier d'œcuménique à l'égard des diverses doctrines et méthodes. L'analyste Baudouin doit pouvoir adapter cette attitude œcuménique à sa pratique. Quelle que soit la méthode qu'il utilise son écoute doit être polyvalente : il doit pouvoir « entendre » des éléments de type jungien, adlérien, lacanien, même s'il applique le cadre freudien strict, et réciproquement. Il doit savoir comment intégrer ces éléments dans ses interventions, en fonction du matériel qu'apporte l'analysant. C'est donc parce qu'il est imprégné d'un esprit impossible à définir de façon intellectuelle qu'il peut sentir comment intervenir en coordonnant des perceptions très diverses du psychisme humain et en tenant compte de différents niveaux. Cette partie de la formation implique un bon développement  de la pensée et du sentiment, mais, sur cette base, fait largement appel à la fonction « intuition ».
 

Il nous parait essentiel, non de former des analystes freudiens, jungiens, lacaniens ou autres… mais des "polyglottes", capables de comprendre et de parler différents langages selon la personne et la séance. Comme ces analystes sont aussi psychagogues, ils doivent considérer la personne qui les consulte certes, quelquefois comme un malade à guérir, mais le plus souvent comme un être humain à accompagner dans une démarche d'approfondissement personnel, de croissance dans l'Être. Il importe d'analyser pour chaque candidat pourquoi il tend vers telle conception de son travail plutôt que vers telle autre, vers Jung plutôt que vers Lacan ou vers Freud, ou l'inverse ; c'est probablement là un moyen de mettre au jour des résistances à certains aspects de la réalité psychique. L'analyse des résistances et des projections, qui font que si souvent chaque courant analytique reproche à l’autre, et aux autres, son manque d’orthodoxie, pourrait être un des apports les plus spécifiques de notre Institut.

Cette analyse est importante pour amener les candidats à vivre en analystes adultes, c’est-à-dire à se passer de maître, mais pas de références ! Trop de sociétés analytiques structurent encore la relation avec leurs candidats sur un mode maître à élève parfois infantilisant. Nous devons nous interroger sur notre position à cet égard et admettre que notre travail ne sera efficace que si nous favorisons l’instauration d’un rapport de praticiens à praticiens entre candidats en formation et analystes formateurs.

Quant aux motivations qui amènent les candidats à choisir notre institut, elles doivent également être élucidées. Il faut en outre les aider à assumer ce qu’implique l'adhésion à l'Esprit Baudouin : une certaine aisance dans la complexité, voire dans la contradiction (par opposition à l'adoption d'une théorie d'apparence cohérente et bien structurée), l'acceptation de l'insécurité liée à l'ouverture et la prise en charge d'une étiquette peu visible, et souvent mal reconnue.
 
Télécharger la version pdf: formation

 
< Précédent   Suivant >
© 2017 Institut Charles Baudouin
Joomla! est un logiciel libre distribué sous licence GNU/GPL.